
Home » QS-Estrie : médias » Fête du 1er mai: se souvenir pour lutter
La Tribune, 1er mai 2009
La célébration de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, le 1er mai, souligne la lutte des ouvriers vers lafin du 19e siècle pour l'obtention de la journée de travail de huit heures.
C'est déplorable, mais les gains en matière de droit du travail sont fragiles et les travailleurs doivent se battre chaque année pour conserver leurs acquis. Pensons aux employés du Roi du coq rôti en lock-out depuis juillet 2008. Où est le droit à la reconnaissance réelle du syndicat lorsque l'employeur refuse de s'asseoir à la table de négociation?
Québec solidaire Estrie déplore le triste bilan en matière d'emploi dans notre région. En plus des différents conflits de travail qui s'éternisent, l'Estrie est durement touchée par les pertes d'emploi issues entre autres de la crise économique.
Le taux de chômage «officiel» se situe à 9% selon Emploi-Québec, c'est 6300 emplois à temps plein qui se sont perdus au cours de la dernière année en Estrie. En temps de crise, le gouvernement ne devrait-il pas réagir en investissant massivement dans des projets durables ayant une portée sociale?
Le gouvernement Charest a préféré opter pour le renforcement d'une initiative déjà en place et dont les retombées sont discutables: le Pacte pour l'emploi.
Mentionnons que ce programme s'adresse principalement aux gens à l'aide sociale avec quelques services offerts aux travailleurs.
Loin de constituer une véritable politique de cération d'emploi, ce programme multiplie les mesures d'insertion en emploi, en ne garantissant ni protection, ni emploi à la fin du projet, ni même l'accès à l'assurance-emploi. De plus, les personnes qui bénéficient de ces mesures ne reçoivent même pas l'équivalent du salaire minimum. Ce programme n'offre pas de solution aux nouveaux chômeurs. Rappelons qu'une personne ayant terminé ses prestations d'assurance-emploi n'aura pas le droit de recevoir de l'aide sociale si son conjoint travaille, et ce même si leur revenu est sous le seuil de la pauvreté.
Les familles s'appauvrissent et Québec solidaire s'oppose à l'inaction du gouvernement Charest. Nous suggérons entre autres un investissement massif dans des infractructures. Les logements sociaux, par exemple, en plus de créer de l'emploi, permettent aux gens qui en bénéficient de cesser d'allouer une part importante de leurs revenus (parfois jusqu'à 50%) pour se loger et ainsi investir leurs argents dans d'autres sphères de l'économie.
Profitons de cette fête internationale des travailleurs et travailleuses pour repenser notre société afin qu'elles permette à tous les gens d'obtenir un revenu adéquat et des conditions de travail décentes. Cependant, pour y arriver, il nous faut nous mettre en action et lutter pour l'obtenir. La classe dominante ne nous fera pas de cadeaux.
Julie Dionne, porte-parole
Québec solidaire Estrie