
Home » QS-Estrie : médias » Québec solidaire espère jusqu'à trois sièges
Patrice Bergeron (La Presse canadienne)
Montréal - Le parti Québec solidaire espère remporter une, deux ou trois circonscriptions aux élections du 8 décembre.
Le porte-parole de la formation de gauche, Amir Khadir, a formulé cet objectif, hier, au langement du programme électoral du parti.
«Nous avons d'abord un travail à faire, c'est de gagner un, deux, trois comtés», a commenté en conférence de presse le candidat dans Mercier, aux côtés de Françoise David, l'autre porte-parole du aprti et candidate dans Gouin.
Québec solidaire, qui récolte en général moins de 10 pour cent d'intentions de vote dans les sondage,s souhaite surtout que ses idées fassent du chemin et soient même reprises par les autres partis.
«Notre ambition définitive, c'est que nos politiques, nos propositions puissent gagner l,ensemble de la société. (...) L'idée, c'est de donner l'espoir», a évoqué M. Khadir en faisant référence à la «victoire sur le scepticisme» du nouveau président Barack Obama aux États-Unis.
Les nombreux engagements de Québec solidaire dévoilés hier visent notamment à remodeler l'économie québécoise et à s'attaquer à une poignée de dirigeants de grandes entreprises qui contrôlent l'essentiel des décisions sur le destin du peuple québécois, au dire de M. Khadir, qui a lié souveraineté économique et souveraineté politique.
«Les gens ont le sentiment que leurs richesses leur échappent, a plaidé M. Khadir. Les compagnies multinationales (...) nous disent: contentez-vous du traviall. Quelqu'un dans l'assistance hier me rappelait que même le pharaon offrait du travail aux esclaves!»
Le parti veut majorer ou réduire les impôts des entreprises de 100 employés «en fonction du modèle de propriété et de la participation démocratique des employés aux décisions (...)», peut-on lire dans le programme. Québec solidaire entend également réduire les aides fiscales aux entreprises.
La formation s'est défendue de mener une charge contre les grandes entreprises. Mme David a assuré que son parti comptait parmi ses sympathisants plusieurs petits entrepreneurs.
«tout ce qu'on a dit, c'est qu'on ciblait les grandes entreprises en matière fiscale, on veut leur demander de payer leur juste part d'impôts» a-t-elle jouté, garantissant que la contribution de la classe moyenne ne sera pas rehaussée.
Source: La Tribune, le mercredi 12 novembre 2008