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ALAIN GOUPIL, La Tribune, 8 novembre 2008 [version *.pdf]
SHERBROOKE - À l'évidence, Amir Khadir a suivi de près la dernière campagne présidentielle américaine. Comme plusieurs observateurs, il a vu dans l'élection de Barack Obama tout ce qu'un peuple peut réussir lorsqu'il croit au pouvoir de changer les choses.
Le porte-parole de Québec solidaire rappelle qu'au départ des primaires américaines, c'est Hillary Clinton qui était la candidate favorite de l'establishment du Parti démocrate.
«Petit à petit, dit-il, victoire après victoire, le message d'espoir de Barack Obama a fini par se faire entendre. Petit à petit, un électeur à la fois, il a fini par rallier à lui une majorité d'électeurs. Et on a vu jusqu'où cela l'a mené».
Amir Khadir ne va pas jusqu'à dire que Québec solidaire pourrait prendre le pouvoir le 8 décembre. Mais il croit que «les Québécois peuvent, eux aussi, décider eux-mêmes de se donner un gouvernement qui représentent leurs aspirations et non pas celle d'une minorité riche et des grosses compagnies.»
«Comme peuple, nous avons le pouvoir de changer les choses. Il n'en tient qu'à nous de décider du genre de société que nous voulons», rappelle M. Khadir qui faisait campagne à Sherbrooke pour une deuxième journée d'affilée, hier.
Il cite en exemple le puissant levier de développement économique et social que représente la Caisse de dépôt et placements du Québec.
«Actuellement, 85 % des investissements de la Caisse sont disséminés à l'extérieur du Québec. Cela représente plus de 200 milliards $. Or imaginez le nombre de petites entreprises que l'on pourrait aider dans toutes les régions du Québec, ne serait-ce qu'avec une partie de cet argent», précise-t-il.
Hier, Amir Khadir a eu à répondre à des questions au sujet de présumés liens entre Québec solidaire et le Parti communiste.
Sourire en coin, le porte-parole a répondu qu'il s'attendait à ce genre d'attaques compte tenu des valeurs que véhicule son parti.
«Vous savez, on bouscule beaucoup d'idées reçues parmi nos adversaires, précise-t-il. Ce qui est déplorable, c'est qu'en 2008, on en soit encore à ce genre de manoeuvres de la part de certains politiciens. Chez nous, il y a d'anciens membres du Parti québécois, des Verts, du NPD; tout comme il y en a qui proviennent du Parti communiste ou socialiste.
«Ce qui unit tous ces gens au sein de Québec solidaire, ajoute M. Khadir, c'est la volonté de mettre nos richesses économiques au profit des gens de la classe moyenne et des moins bien nantis, pas au profit des riches et des grosses compagnies. C'est ça, le lien qui existe entre tous les membres de notre parti.»